Chapitre 12

Publié le par Löwely

Tom, de son côté, se réveilla tout seul et bien triste. Il n’avait pas faim, et pas envie non plus de faire quoi que ce soit. Après avoir tenté sans succès de lire un roman, puis un autre, et il finit par sortir de sa chambre, frustré.

Sans savoir quoi faire, il se mit à arpenter le corridor, poussant les portes les unes après les autres. Il s’attendait presque à voir surgir son frère d’un coin, à entendre son rire moqueur… Seul le vent lui répondit, s’infiltrant entre les parois et dans les habits de l’explorateur.

Il se demanda brusquement ce que cachait cette immense et vieille bâtisse. Il courut au bord du couloir et commença à inspecter les pièces et les murs avec soin. Il cherchait tout particulièrement à trouver un passage secret, à dénicher des réponses à ces questions.


Dana roulait prudemment avec le pick-up rouge. Elle se fit brusquement la réflexion qu’elle ferait mieux de ne pas se montrer avec le véhicule et elle dissimula le véhicule dans un épais bosquet avant de rejoindre la route à pied. De là, elle se mit à cheminer vers le petit village qui se dessinait vaguement sur fond de brume.

Elle se fit vaguement la réflexion que, par ce temps, seule la longue bande goudronnée lui évitait de se perdre... Est-ce-que quelqu’un pourrait ne pas se perdre dans ce brouillard ?

Elle ne se pressait pas, savourant cette marche silencieuse. Le magasin n’était pas encore ouvert à cette heure, et elle aurait tout le temps de revenir avec ses provisions, avant le dîner.

En riant doucement, elle imagina Thomas luttant contre l’envie d’étrangler son prisonnier… Et bill, luttant pour retrouver sa liberté… Cet été était tout à fait extraordinaire.


La mère des jumeaux avait regardé avec étonnement son fils qui frappait tous les murs du poing, ouvrait tous les tiroirs, décrochait les tableaux.

- Tom. Je vais faire le dîner, soupira-t-elle.

Elle rajouta du feu dans le fourneau qui ronronnait doucement, et posa une casserole sur le feu. Tom abandonna la cuisine et se glissa dans le salon. Il déplaça les fauteuils et le tapis, puis il souleva tous les tableaux. C’était la dernière pièce. Il n’y avait même pas de galetas, ni de cave. Une brusque rafale de vent attira son attention. Il leva lentement les yeux et aperçut une page jaunie qui alla brusquement se plaquer contre la vitre avant de disparaître.

Il se mit à courir, glissa maladroitement dans le couloir et se rattrapa à la poignée de la porte. Il réussit à se redresser, passa la porte, et il se rua dans le jardin, cherchant la feuille volante. Il la rattrapa finalement et fourra le papier dans sa poche.

Le jeune homme fouilla avidement les alentours, à la recherche d’autres pages perdues. Ses recherches l’amenèrent finalement devant l’entrée condamnée de la chapelle. Il regarda les colonnes à moitié taillées et le toit mal-fini.


LA DAME DE LA FORÊT
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