Chapitre 17
Sam poussa Kirke dans le van Kaulitz et l'enferma dans le coffre. Il se sentait rassuré et fier, terriblement fier.
Lui, le petit rouquin dont on se moquait, il venait de terrasser son pire ennemi.
Bien, il ne lui restait plus qu'à attendre le retour des jumeaux et ils partiraient tous ensemble.
Il tourna la clef de contact et entreprit de garer soigneusement le véhicule près de la porte d'entrée en prévision d’une fuite d’urgence.
Tom se calmait peu à peu. Sur le coup, il avait complètement paniqué, mais le calme le rassura peu à peu... Surtout, les cris du majordome avaient cessés, et il pouvait donc tranquillement se remettre les idées en place.
Objectif n°1 : retrouver Bill.
Objectif n°2 : se barrer en vitesse.
C'était un programme simple et efficace, comme il les aimait. Il se releva et posa ses mains contre le bois de la porte, pour l'ouvrir. Il se mit à tâtonner pour trouver la poignée
Thomas regardait avec ravissement le pauvre Bill qui gisait sur le sol, blessé et vulnérable.
- Alors, mon coeur... Tu ne veux plus de moi ?
Il s'approcha rapidement et défit les liens de l'allemand. Ce dernier s'avachit un peu plus sur le sol, semblant incapable de bouger. Thomas lui souleva délicatement le menton.
- Regarde dans quel triste était tu t'es mis... Tu es beaucoup moins mignon, c'est dommage...
Il s'avança un peu plus, entortillant les mèches noires de son vis-à-vis entre ses doigts.
- J'aurai beaucoup moins de regrets à te torturer, si tu ne coopères pas...
- Was willst du ? Articula péniblement Bill.
- Ce que je veux ? Je veux un corps de rêve, toutes les filles à mes pieds. Je veux vivre heureux et sans aucun souci... Je veux... Je veux...
Le majordome s'était relevé et il dessinait dans l'air des silhouettes féminines et des carrosseries splendides. Bill en profita. Il se redressa et saisit le pied d'un des lits, qui s'était détaché.
Dans un ultime réflexe de survie, il frappa violemment la tête du blond au niveau du cou.
Le géant blond s'affala sur le sol, inconscient.
Le jeune androgyne s'écroula parterre, terrassé par l'effort.
Il n’y avait pas de poignée à l’intérieur du placard ! Tom devenait franc-fou. Il se démenait contre la porte, essayant de l'ouvrir, de la casser, tout ! Il avait tout tenté et cette porte de placard résistait à toutes ses tentatives, même les plus féroces.
Le directeur semblait satisfait de sa récolte. Il avait amassé toute une série de faux documents, doublée de quelques instruments utiles à l'espion, mais surtout, il avait retrouvé la mallette contenant de l'argent liquide en grande quantité.
Il se redressa comme il le pouvait – à cause du toit - et s'épousseta rapidement. D'un geste souple, il sortit son téléphone portable et appuya longtemps sur la touche 2. Deux sonneries. On répondit.
- Kirke ? Ramène le gosse, je prends les documents et on file !
Il éteignit son téléphone et entreprit la pénible tâche qui consistait à redescendre l'échelle...
Il n'était pas encore en bas.
Tom s'était rassis et il frappait maintenant en cadence le bas de la porte sans poignées.
Boum, boum.
Boum, boum.
Quelqu'un viendrait forcément le délivrer... Forcément.