Chapitre 7

Publié le par Löwely

Bill se réveilla deux heures plus tard. Il se sentait courbaturé, blessé, et complètement démoralisé. La pièce où il se trouvait était blanche et ressemblait énormément à sa chambre. Il observa la petite fenêtre qui intégrait un morceau de ciel bleu au décor nu.

- Il y a quelqu’un ? demanda-t-il.

Sa voix se perdit dans le silence qui l’entourait. Il tenta de se relever, mais son bras gauche était retenu par un plâtre monstrueux. Tous les événements de la journée lui revinrent en mémoire et il se surprit à trembler, seul dans son lit blanc.

Visiblement, il était seul dans la chambre et personne ne devait se soucier de lui… Il lâcha un juron et fit un deuxième essai pour se redresser. Peine perdue, son bras restait inerte et refusait de se soulever. Sa tête se mit à tourner et il abandonna.


Bien plus tard, alors que le désespoir l’avait gagné et qu’il déprimait tout seul, une tête blonde se dessina dans l’entrebâillement de la chambre.

- Bonjour, puis-je entrer ?

- Thomas…

Le majordome referma la porte derrière lui et s’approcha du lit, un plateau-repas à la main.

- Tu as été placé en isolement forcé et personne ne viendra te déranger d’ici à demain sur ordre du directeur. Tiens, voici quelque chose à manger.

Il lui tendit le plateau et s’installa sur le bord du lit pour le regarder son protégé se nourrir. Bill se doutait que le jeune homme n’avait pas le droit de venir, mais il appréciait sa compagnie et se tut prudemment.

- Je n’ai pas assisté à la scène, mais il paraît que Kirke t’a lynché… Raconte !

- Oui… Merci pour le plateau ! Je suis mort de faim.

- C’est rien… De quoi on parlait ?

Le blessé se tassa un peu plus dans son lit et se mit à avaler goulûment son repas. Il n’avait pas mangé depuis une bonne journée et, bien qu’il ait un appétit d’oiseau, il termina son assiette en moins de deux.

Thomas siffla, admiratif, et lui enleva le plateau, devenu étonnamment léger.

- Tu avais faim… Oh !

Le majordome jeta un coup d’œil à sa montre et soupira.

- Je dois y aller, sans ça quelqu’un remarquera mon absence. Repose-toi bien !

Il réinstalla Bill le plus confortablement possible, ramassa le plateau et disparut en silence, comme à son habitude.

LE ROMAN
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article